Les Critères à Evaluer Pour Bien Choisir Votre Masque de Plongée

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Il existe une variété incroyable de masques de plongée sous-marine. A tel point, que c’est davantage un accessoire de mode pour certains, qu’un équipement de plongée.

J’écris cet article pour guider les futurs acheteurs sur un choix autre que la marque, la forme ou la couleur. Il y a plusieurs subtilités dans le choix d’un masque de plongée qu’il faut connaitre pour tomber juste du premier coup. En ce qui me concerne,  j’en ai acheté 2 avant de trouver le bon,  faute d’être bien conseillée ou de vouloir payer quelques euros moins cher. Essayons de vous éviter cette mésaventure financière !

Comment bien choisir son masque de plongée sous-marine ? Les critères d’évaluation pour bien choisir son masque de plongée sous-marine sont les suivants:

  1. Les optiques :
    • Matériaux
    • Verres corrigés à la vue
    • Teinte des verres
  2. Jupes:
    • Couleur de la jupe du masque
    • Qualité et taille de la jupe du masque
  3. Taille et ajustement au visage
  4. Soupape de visage de masque 
  5. Champs de vision 
  6. Le cadre/hublots du masque 
  7. Qualité des mécanismes de fixation

Le choix d’un masque parait anodin mais détrompez-vous. C’est tout le contraire. Le masque est l’objet de frustration suprême en plongée sous-marine et il faut prendre le temps de le choisir soigneusement.

En premier lieu, avant de poursuivre la lecture : Si vous êtes au tout début de votre recherche, je vous invite à d’abord consulter cet article, sur les bases à connaitre au sujet des masques de plongée. L’article devrait répondre à quelques questions que l’on se pose habituellement. Ensuite, si c’est votre premier achat de masque, on n’achète jamais son premier masque de plongée sur internet, sans l’avoir essayé avant. Enfin, avant de vous rendre en magasin, l’article qui suit devrait vous permettre de cibler des modèles et donc d’orienter vos recherches. Parole de plongeuse, vous y verrez plus clair 🙂

Les optiques du verre de plongée : un vaste sujet !

Dans le choix d’un masque, l’un des principaux critères qu’il vous faut aborder, ce sont les verres. C’est votre fenêtre sur le monde aquatique, et doit faire l’objet d’une attention toute particulière, quitte à investir un peu plus que prévu.

Matériaux : Verre ou plastique ?

D’abord, les verres de masque doivent être en verre trempé (il est souvent indiqué « tempered » sur un coin du verre). Si ce n’est pas le cas, alors il y a de grandes chances que les verres soient en plastiques, et dans ce cas, mettez le masque de côté. Un verre plastique, même de qualité aura tendance à se rayer, à se déformer et à faire de la buée. La bonne nouvelle, c’est que les masques montés avec des verres en plastiques sont rares, donc peu de chance de mal tomber.

Marque ou pas marque ?

Choisissez une marque spécialiste de la plongée, sans hésitation. Je sais, certains diront que des marques méconnues feraient bien l’affaire mais pour un premier masque, restez dans des terres connues. L’objectif est de trouver une référence fiable, facilement remplaçable et avec une bonne disponibilité de pièces de rechange si besoin.

Verres corrigés à la vue

Depuis un moment maintenant, les masques accueillent des verres correcteurs pour les myopes, presbytes et astigmates.

Les verres progressifs sont possibles aussi, mais en général, les plongeurs ajoutent une pastille sur le bas des verres pour faire loupe pour que cela coûte moins cher. C’est moins qualitatif, mais ça fonctionne. Voir la référence produit « Lentilles HYDROTAC SCUBAPRO ».

Combien coûtent les verres corrigés à la vue sur les masques ?

Alors si comme moi, vous avez une légère Myopie, ce n’est pas très cher je trouve. Je possède un Mares X-vision, et chaque verre est corrigé à -1 pour la Myopie. Chaque verre m’a coûté 50€, et je peux les monter moi-même sur le masque sans soucis.

Donc si vous avez une correction « standard » ou « simple » que les fabricants de masques possèdent et livrent de série, le tarif sera d’une centaine d’euros.

Pour ceux qui ont une prescription particulière, il faudra vous rendre en magasin ou commander ces verres sur mesure et seront surement plus onéreux.

Ça vaut le coup de faire corriger les verres ?

Même si le budget peut paraître dissuasif, je souhaite vous interpeller sur le confort et la sécurité qu’offrent des verres corrigés à votre vue.

Si vous y faites attention, vous allez garder votre masque très longtemps. De plus, sachez que le port de lentille est possible mais peu recommandé pour des questions de sécurité (voir un article sur la question ICI).

Vous ne regretterez pas l’investissement et surtout, ils font moins de buée que les verres trempés sans correction ! En voilà un argument ! (Il faudra quand même prévoir de les traiter. Voir ICI comment faire)

Quels masques permettent de monter des verres corrigés ?

Voici une sélection des modèles par fabricant :

  • Cressi : Big eyes evolution
  • OMER: UP-M1
  • Mares : x-vision / X-VU
  • Scubapro: ZOOM EVO / AQUATYS / PAPEETE
  • Beuchat: X-CONTACT
  • OCEAMA (presbyte)
  • Aqualung: LOOK HD / REVEAL 2

Où peut-on commander les verres corrigés ?

Sur internet et en magasin. Parfois sur les plateformes d’achat en ligne, il n’y a pas de section où renseigner les corrections souhaitées sur vos verres.  Il faut souvent faire une demande devis en écrivant au service client.

Ce que je trouve le plus pratique, c’est d’aller dans un magasin spécialiste comme le Vieux plongeurs ou le Vieux campeur. Ils sauront vous renseigner sur la faisabilité de fabrication de votre ordonnance et vous conseiller sur les masques. Par téléphone pour les personnes éloignées du magasin, ça marche aussi !

Teinte des verres du masque de plongée : transparent ou miroir ?

Si vous débutez la plongée sous-marine : transparent. Pas de débat. Pourquoi ? Parce qu’en plongée, il est beaucoup plus difficile de lire les émotions de vos copains de palanquée, avec le masque, le détendeur, la cagoule etc.

Le seul moyen de lire avec clarté la détresse de quelqu’un, c’est en regardant ses yeux. Globalement, très peu de plongeurs choisissent les verres miroirs pour des raisons de sécurité, peu importe le niveau.

Si vous êtes photographe marin et plongeur très expérimenté : des verres miroirs, peut être un bon achat pour vous. Les poissons ont tendance à être moins craintifs des plongeurs avec des verres miroirs. Ils ne voient pas vos yeux. Donc si vous aviez besoin de rester un moment à photographier des animaux marins, cela pourrait justifier l’usage.

Taille et ajustement au visage : quel masque est fait pour vous ?

Le choix du masque, peu importe sa marque, sa couleur voire même le reste des critères énoncés plus bas, doit se faire en fonction de son ajustement sur votre visage.

Pourquoi essayer un masque de plongée avant de l’acheter ?

Le masque doit être hermétique sous l’eau, autrement vous allez souffrir de fuites en permanence, qu’il vous faudra purger pour voir correctement sous l’eau.

Ensuite, vous allez le porter souvent et longtemps. Le masque doit épouser votre visage, sans avoir à serrer la sangle. Autrement, vous allez non seulement le trouver inconfortable mais vous allez avoir la marque du masque imprimée sur votre visage après chaque plongée, pendant 30 min environ. C’est une disgrâce dont on se passerait bien, qu’en pensez-vous ?

Comment savoir si un masque nous va ?

Détecter les fuites

Les vendeurs disent souvent de le mettre, d’inspirer dans le masque et de bloquer la respiration. Si le masque tient en place, il semble convenir.  Si le masque ne tient pas, il y a une fuite d’air donc il faut essayer un autre modèle.

Pour ma part, je fais un peu plus simple et plus fiable : Je bloque ma respiration, je prends un masque, je l’applique sur mon visage, je pousse le masque sur mon visage (toujours en retenant ma respiration), et lorsque je sens que mes oreilles font « plop » ou que le masque semble « aspirer » mon visage, je lâche le masque et secoue un peu la tête. Je n’ai toujours pas respiré à ce stade, mais rassurez-vous, la procédure est rapide. Si le masque reste en place, sans intervention de ma part et en secouant la tête, il est bon. Autrement, s’il tombe ne serait-ce qu’un peu, je change. Depuis que je les sélectionne comme cela, je n’ai plus de problème de fuite !

Morphologie du nez

Souvent, nous équilibrons les oreilles avec pinçant le nez en usant de la technique Valsalva. La poche du nez ne doit pas être trop grande si vous voulez l’attraper et le trouver avec confort. Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est plus confortable lorsque l’on débute et que l’égalisation est un peu anxiogène.

Enfin, lorsque vous choisissez un masque, assurez-vous que le cadre du masque n’appuie pas contre l’arête de votre nez, cela signifie qu’il n’est pas à votre taille.

J’ai un tout petit visage, comment faire ?

Il existe de plus en plus de modèles « réduits » pour les petits visages. Ces personnes-là, devaient souvent se rabattre sur les masques enfants, mais ils ne convenaient que moyennement. Si tous les masques que vous avez essayés sont trop grands, dirigez-vous vers Nano Dark (cressi) ou  MICROMASK (aqualung) par exemple. Il y en existe d’autres, et dans ce cas, je vous invite à appeler les magasins de plongée pour vous assurer de leur disponibilité sur place, où d’en acheter plusieurs modèles sur plateforme e-commerce et de ne retenir que celui qui vous va.

Jupe du masque : Comment juger de sa qualité ?

Couleur de la jupe du masque : noir ou transparent ou blanc ?

Les gouts et les couleurs…Je ne juge pas. Mais pour faire très simple, voilà une piste de réflexion pragmatique.

Les masques transparents jaunissent très rapidement et donnent un effet de masque mal entretenu ou sale. Ils sont plus esthétiques au début, mais avec le temps, ils ne vieillissent pas bien. Le blanc c’est un peu mieux, mais à la longue, cette couleur reste salissante.

Vous l’aurez compris, ma préférence va vers le noir.

Comment juger de la qualité de la jupe?

Très simplement, sur sa souplesse, la finition de découpe (propre ou abrasive) et le confort quand vous le portez.

C’est important de l’essayer car un silicone un peu rigide pourrait vous faire mal à la longue.

Ensuite, certains masques ont une double jupe. Une première juste autour du cadre puis une deuxième plus longue qui aura une surface de contact plus large avec votre peau. Cet attribut sur le masque se veut plus fiable dans la prévention des fuites.

Silicone ou caoutchouc ?

La plupart des jupes de masque aujourd’hui sont en silicone. La souplesse du matériau permet une étanchéité et un confort inégalés avec le caoutchouc.

Le caoutchouc a aussi des qualités à faire valoir : sa robustesse et une réduction de la buée sur les verres (car il n’y a pas transfert de matière sur les verres qui favorisent l’apparition de la buée, comme le silicone le fait). Cependant, il faut noter que les masques sont un peu plus chers et/ou au design « old school », très fiables mais moins confortables.  

Soupape de vidage de masque 

Certains masques sont fabriqués avec des purges (valve unidirectionnelle pour sortir l’eau sans en laisser rentrer) pour faciliter les vidages de masque. L’idée derrière cette innovation, est de permettre au plongeur de vider son masque sans avoir à basculer la tête en arrière.

C’est assez « gadget » pour beaucoup de plongeurs, d’autant que la poche du nez (par où s’évacue l’eau) est plus rigide et donc plus fragile.  

La véritable utilité, je la vois peut-être les photographes, qui avec beaucoup d’équipements en main, pourraient volontiers se passer d’avoir à gesticuler pour vider leur masque.

Champs de vision 

Le masque ScubaPro Clear Vu Plus est un exemple de masque de plongée avec une ouverture latérale, visant à élargir la vision périphérique du plongeur.

Le bon côté de ces masques, c’est que la vision est plus agréable pour les plongeurs et laisse passer plus de lumière. Le mauvais côté, c’est que le volume dans le masque est souvent plus grand, donc il faut davantage d’air pour évacuer l’eau ou équilibrer la pression.  Pour le coup, c’est un critère de choix très personnel.

Le cadre/hublots du masque 

Plutôt un ou deux hublots pour le masque ?

Les masques à deux hublots ou bi-verres sont souvent préférés par les plongeurs car ils permettent de réduire le volume d’air contenu dans le masque, de loger des verres corrigés à la vue et sont plus faciles à nettoyer.

Les masques mono-verre, d’un autre côté sont réputés offrir une meilleure vision. Si vous n’avez pas de problème de vue et seul un masque mono-verre vous va, foncez ! Ce sera un aussi bon choix.

Qualité des mécanismes de fixation

Les sangles et systèmes de fixation…C’est le détail auquel on ne pense pas, jusqu’à avoir besoin de serrer son masque sous l’eau ou encore de devoir changer la sangle.

Ce que vous devez vérifier sur ce point c’est :

  • Est-il facile de serrer ou desserrer le masque une fois sur la tête ?
  • Y-a-t-il un système qui empêche le masque de se détendre une fois porté ? (système de butée)
  • Est-il simple d’enlever la sangle et de la remettre dans le mécanisme ? (bouton de dégagement)
  • Combien y-a-t-il de pièces ? (moins il y en a, moins le système est susceptible de casser)

Conclusion

Prenez votre temps. Le masque est le plus petit investissement dans l’équipement d’un plongeur, mais il faut bien choisir si on ne veut pas en acheter plusieurs (comme moi !), parce que vous vous êtes précipité.

Dans mon cas, j’ai pris le premier qui paraissait « bien », car je trouvais répugnant de porter ceux des clubs. Si j’avais su tous les critères à étudier, j’aurai surement acheté au même moment, mais pris quelques minutes de plus pour bien choisir. Au final, un investissement de 30€ est devenu +100€. L’un fuyait car il ne m’allait pas, l’autre était d’une qualité médiocre (cadre fendu après 3 plongées) et était très difficile à traiter contre la buée…Le dernier a été le bon, je ne change plus de modèle ! A vous maintenant de trouver le masque idéal pour profiter pleinement de vos plongées.

Charlotte - Reef Addict

Dive Master, je me passionne pour le monde marin et ses richesses. Je me forme continuellement et me renseigne sur comment limiter et lutter contre l'impact de l'homme sur l'éco-système marin.

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